25/06/2010

FORUM: faut-il faire une thèse en Lettres ou Sciences Humaines

Alors que des enquêtes récentes pointent des conditions de travail difficiles pour les doctorants et les docteurs en Lettres et Sciences Humaines , quels conseils peut-on donner aux étudiants de Master qui souhaitent s'engager dans l'aventure du doctorat l'année prochaine?

Faut-il s'engager en thèse uniquement si l'on a un financement? Mieux vaut-il un financement de type Cifre si l'on souhaite s'insérer hors du milieu académique?

Sources:
  • Enquête lancée par un collectif de syndicats, février 2010 (PDF)
  • Enquête lancée par l'association bretonne Nicomaque, juin 2010 (PDF)
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14 commentaires:

Evelyne Jardin a dit…

Je vous signale le témoignage de Bochra Manaï, une doctorante qui a préféré le Québec à la France http://www.rfi.fr/contenu/20100223-limmigration-montreal
L'herbe est-elle + verte dans le pré d'à côté?
Evelyne, l'animatrice du blog

Anonyme a dit…

J'ai écouté l'avis de la doctorante et je pense (personnellement) que beaucoup qui sont passés par la France (comme moi) tombent amoureux de cette merveilleuse province de Québec en établissant une comparaison de la valeur et la chaleur humaine entre les deux cultures. Ce que dit la doctorante est réel mais mon constat est que généralement les doctorants sont au Québec dans un processus de pré embauche et ce n'est pas toujours le cas en France. D'autre part l'insertion d'un doctorant d'autre université posent assez souvent des difficultés qui me semble moindre par rapport au cas francais.
Abdou Gafari OCENI

Anonyme a dit…

Je vis en Angleterre et ici les doctorants même en lettres s'intégrent le secteur financier. Ma femme qui complète son doctorat en histoire ne veut pas du tout travailler dans une banque mais trouve qu'une telle option est du moins rassurante. Voici un extrait du site survivrelondres.co.uk :

Au-delà des opportunités de travail que Londres offre aux jeunes diplômés, ce qui surprend toujours c'est la tradition britannique selon laquelle la formation universitaire n'a aucune relation avec la carrière que l'on veut poursuivre (avec l'exception des branches scientifiques). Voici l'exemple qui m'a le plus surpris. Une étudiante a complété un doctorat en littérature, mais elle aimerait maintenant bien gagner sa vie. Son parler est exemplaire, sa prose est souple, mais elle ne connaît rien à la finance. Et bien à Londres, ce qu'elle fera, ce sera de devenir banquière! À Londres, ce que l'on reconnaît à cette candidate, c'est qu'elle est forcément très éduquée, qu'elle a fait preuve de persévérance et qu'elle est capable de raisonner. Son parcours n'a rien à voir avec une carrière en finance, mais elle détient des traits qui pourront être bénéfiques à tout employeur.
Nicolas Cadieux

Evelyne Jardin a dit…

En 2007, 17.3% des doctorants en Cifre étaient inscrits dans des disciplines dites SHS. Plus précisément "le droit, les ressources humaines et l’économie représentaient les deux tiers des CIFRE en SHS". Mais sont-ce les docteurs qui ont le + de difficultés d'insertion? Hum, hum.
Evelyne, l'animatrice du blog

Melinda a dit…

Je voudrais poser deux questions aux doctorant(e)s qui ont géré leurs études et leur travail en même temps.

- Est-ce qu'il est possible de gérer le travail et les études? Je pense notamment aux déplacements que les colloques et les conférences exigent.

-Est-ce que le fait d'avoir travaillé pendant le doctorat signifie un avantage (expérinces acquises) ou un désavantage (CV éparpillé, l'étudiant n'a pas consacré tout son temps à la thèse) ?

Je vois autour de moi des doctorants qui travaillent, mais je n'en vois presque pas un seul (bon, je connais une exception) qui travaille et qui réussisse à produire un travail académique bien fait.

Merci de vos réponses.

Anonyme a dit…

Bonjour,

étudiante en philosophie, histoire de l'art et anthropologie en France, je prépare aujourd'hui un projet de thèse en anthropo tout en gardant mes arrières. Avec mon master 2 de philo, je peux enseigner en lycée privé. Je compte donc chercher des financements de thèse tout en enseignant à côté. Quelque soit le choix de chacun pensez avant tout que si vous pouvez vous en sortir financièrement, ne vous empêchez pas de faire une thèse, qu'elle prenne trois ans parce que financée ou six parce que vous avez du travailler à côté. Le tout est de penser à ce qui, dans les quelques années à venir, va véritablement vous donner envie de vous lever le matin pour vous investir. Tout est possible tant que l'on se bat pour ce qui a du sens et généralement cela s'avère payant. N'attendez pas qu'on vienne vous chercher, construisez et proposez. C'est en tout cas ce que je constate tous les jours, même si c'est difficile et ce fut aussi la leçon apprise au stage Avant-Thèse de l'asso Bernard Gregory. Noémie

Evelyne Jardin a dit…

Je viens de découvrir une enquête réalisée en 2006 par l'université d'Orléans sur des parcours de doctorants en SHS et j'y relève cette phrase "Les docteurs avec des projets autres que des carrières académiques ont tous vu leur projet aboutir". Je vous laisse deviner pour les autres...
L'animatrice du blog

Anonyme a dit…

Les 13 et 14 octobre prochains, les acteurs de la recherche en Langues, Lettres, Arts et Sciences Humaines et Sociales de l’université Michel de Montaigne vous invitent à la 1ère édition des Transverses. A suivre.

Evelyne Jardin a dit…

http://forum.aceboard.net/131988-1359-0-Sciences-humaines-sociales.htm Des infos intéressantes sont disponibles sur ce forum et particulièrement sur les thèses Cifre

Anonyme a dit…

Des infos sur la thèse en droit sur ce site :
http://unblog-monblog.over-blog.com/article-la-70031001.html

Evelyne Jardin a dit…

Bonsoir,
Merci pour cette info. Vous pouvez continuer à alimenter ce beau blog endormi...

Anonyme a dit…

lolll

Anonyme a dit…

lolll

Anonyme a dit…

Bonjour,

Thésard en économie et chargé d’études par ailleurs, je pense que travailler à côté de sa thèse est difficile, notamment lorsqu’on a un travail très chargé. C’est mon cas. Du coup, il faut être conscient de cela. C’est important. En même temps, ça reste possible. Il faut juste être conscient de ça afin de mettre en place une organisation très efficace du quotidien (par exemple bosser sa thèse deux heures par jour et tous les jours …). Il faut aussi supporter l’éloignement du laboratoire. Le risque d’être « invisible » dans le labo est très élevé.

Salah