10/03/2010

FORUM: que faire avec un doctorat en chimie?

Chers docteurs en chimie, suite à la parution du Docteurs&Co n°25, nous vous invitons à venir témoigner sur votre insertion hors du milieu académique: galère, pas galère; industrie chimique ou pas; R&D, pas R&D...
Comment vous en êtes-vous sortis? Quels ont été les atouts et les inconvénients de votre formation par la recherche? Quels sont vos perspectives de carrière?
Bref, les commentaires sont à vous! N'hésitez pas à vous exprimer.

Liebe promovierte Chemiker,
Wir möchten Sie zu unserer Newsgroup einladen. Thema der Newsgroup ist "Berufsperspektiven für promovierte Chemiker ausserhalb des akademischen Bereichs".
Teilen Sie uns und den anderen Chemikern Ihre Erfahrung mit: schwieriger (oder nicht) Berufseinstieg, in der Chemie-Industrie oder in einem anderen Sektor, in der F&E oder in einer anderen Abteilung...
Sagen Sie uns auch, wie Sie es geschafft haben, nach Ihrer Promotion eine Stelle zu finden. Was sind die Vor- und Nachteile Ihrer Doktorandenausbildung? Was sind jetzt Ihre Zukunftsperspektiven?...
Weitere Informationen oder Kommentare sind natürlich erwünscht und wir freuen uns über Ihre Teilnahme!

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33 commentaires:

Anonyme a dit…

Je vais être très pessimiste mais c'est la réalité: les docteurs en chimie de mon université se sont tous tournés vers d'autres métiers que la R&D (banque, CIR,..)! mis à part ceux qui retentent une xième fois les concours publics....
Je ne parle pas de ceux qui ont une formation universitaire car le seul moyen de s'en sortir (si on ne possède pas 3 post doc) c'est de "vendre" son diplome d'ingénieur...et encore...
Bref: Au secours !!!!

Anonyme a dit…

Bonjour,

Docteur en physique et chimie des matériaux, j'ai vécu une grosse galère
Après plus d'un an de chômage, j'ai décroché un poste mais pour faire le "sale boulot". Une fois fait, ils se sont séparés de moi dans des conditions louches
A présent j'ai un poste entre la R&D et la production mais c'est une offre cachée que j'ai obtenu par connaissances
Le doctorat est très mal perçu en entreprise car il y a énormément d' a priori
un conseil : préférez les candidatures spontanées et le réseautage plutôt que les offres publiées.

Minamoto a dit…

Bonjour à Tous, j'ai passé il y à une semaine un entretien d'embauche avec une boite de chimie fine en Bourgogne et ils étaient très satisfaits de ma candidature. La boite étant une PME, ils cherchaient surtout à recruter un docteur en chimie pour pouvoir bénéficier du crédit impôt recherche.
Malheureusement étant de nationalité Tunisienne je ne pourrais pas accéder tout de suite au poste en CDI qu'ils me proposent et comme ils sont super pressés....et bien je crois que ça n'aboutira pas....Je trouve ça absolument injuste...L'employeur est intéressé par mon profil, moi je suis super intéressé par le poste qu'il propose (Ingénieur R&D) mais je ne pourrais pas accéder au poste tout simplement parce que la législation est faite de telle sorte à rendre la vie impossible aux étrangers qui veulent travailler en France sans aucune distinction.

Dommage!!!!

Anonyme a dit…

Je vais être plus optimiste que les autres. J'ai eu mon doctorat en chimie-physique fin novembre 2007 et j'ai pris mon poste actuel en R&D dans une entreprise qui travaille dans la chimie en février 2007. Je n'ai pas trop à me plaindre, au final je n'ai passé que 2 mois au chômage. Toutefois je tiens à souligner que j'avais commencé ma recherche d'emploi dès avril 2006 et que j'étais déjà en contact avec l'entreprise qui m'a embauché en août 2006. ce que je conseillerais donc aux futurs docteurs c'est de ne pas attendre pour chercher un job. Je sais bien que la rédaction est prenante, mais il faut prendre ce temps de réflexion afin de ne pas arriver comme une fleur sur le marché du travail. De plus, j'ajouterais que j'ai trouvé ce boulot via le site de l'abg et j'ai pu le décroché en grande partie grâce au coaching fait lors du dernier chapître de thèse. J'espère que ce témoignage pourra en aider plus d'un.

Anonyme a dit…

Excusez-moi pour l'erreur de date ci-dessus, j'ai eu mon doctorat fin novembre 2006...

Anonyme a dit…

Bonjour,

Je ne vais faire que confirmer le pessimisme, mais c'est la triste réalité. J'ai fais le choix du privé, car dégouté du public. Après plus de 10 mois au chômage (certes avec l'été au milieu) et plus de 400 candidatures, spontanées ou réponses à annonce, j'ai eu seulement 5 ou 6 entretiens. Le pire, c'est que aucuns de ces entretiens n'ont été obtenus grâce à mes candidatures. J'ai été contacté par des boîtes en infos (2 entretiens) ou j'ai eu des entretiens après être aller tapé à la porte des entreprises.
Bref, au bout d'un moment il faut bien manger et je suis donc aujourd'hui professeur de physique-chimie remplaçant en collège et lycée. Il est vrai que dans ce cas mon doctorat a été utile car en une semaine j'ai trouvé un poste.
Une dernière triste réalité : d'après ce que j'ai pu voir, les 3/4 des profs de physique chimie sont des docteurs désabusés. Mais au moins on peut espérer que nos enfants ont une bonne formation scientifique.

Bon courage et foncez taper à la porte des entreprises.

Anonyme a dit…

Je suis également du côté des "grincheux" mais c'est une réalité et je vois que les choses n'ont pas beaucoup bougé en 10 ans ! J'ai galéré pendant 1 an après ma thèse (chimie de l'environnement) 2 entretiens et aucune piste, les professionnels se méfient énormément des thésards, surtout issus de la Fac et pas d'une école d'ingé. Trop pointue, je n'avais jamais tout à fait le bon profil bien que polyvalente ... J'ai refait une formation en informatique et je travaille depuis dans ce domaine ! Mon doctorat m'a néanmoins beaucoup apporté dans mon travail : autonomie, capacité d'analyse et de synthèse, rigueur, aptitudes rédactionnelles, capacité à mener un projet, etc ...

frederic a dit…

Je vais essayer d'équilibrer un peu avec un temoignage positif...

Après un doctorat en chimie organique en 2004 (thèse effectuée sur un sujet en relation avec une industrie)

j'ai fait un post-doc de 21 mois, une petite étude de 3mois dans des labo publics mais toujours dans le cadre de contrat avec l'industrie. Ces boulots, je les ai obtenus à chaque fois grâce à des contacts perso. Pendant cette période je cherchais un boulot un peu plus pérenne, mais malgré une centaine de lettres-mails et une dizaine d'entretien en 2ans...pas grand chose à se mettre sous la dent (les opportunités les plus intéressantes étaient quasiment toutes à l'étranger....mais étant marié et jeune papa pas facile de trop bouger)

Ensuite, j'ai enchainé par un CDD d'un an qui à été renouvelé pour enchainer sur la création d'une société à l'issue des recherches que j'ai effectué...

Et dans tous les cas (hormis le contrat de 3mois) mon doctorat était indispensable pour décrocher le poste ou les entretiens et aujourd'hui aussi avec ma boite (comme il a déjà été dit) c'est intéressant au niveau du credit impot recherche.

Bref, depuis que j'ai passé ma thèse pas le temps de m'ennuyer et pour les chimistes avec qui j'ai gardé contact ça se passe plutot pas mal aussi (hormis 1 ou 2 cas sur une vingtaine de personne pour lesquels je connais le devenir). Mais c'est vrai que tout le monde est passé par une phase petit boulot ou post doc en France ou à l'étranger....

bon courage à tous

Anonyme a dit…

Bonjour à tous,

A lire tous vos commentaires pas très gaie la situation..

Moi je suis ingénieur-docteur en physico chimie. J'ai fait une thèse CIFRE avec une entreprise du domaine des matières plastiques. J'ai soutenu en Juillet 2009 et j'ai été embauchée pour un CDI dès la semaine suivante dans une PME du domaine des biotechnologies. Donc pas du tout mon domaine de recherche, mais ils avaient un projet nécessitant de grosses compétences en chimie, donc je me suis lancée. Comme une autre personne du forum, j'avais commencé à chercher un an auparavant et je pense que c'est vraiment très important de commencer à chercher un travail bien avant la fin de la rédaction quand on a encore un peu de temps.. Moi j'ai principalement répondu à des offres (ABG, APEC...)
Le nouveau chapitre de la thèse est également très utile pour synthétiser tout ce que la thèse a pu nous apporter comme compétences autres que scientifiques et pour réfléchir à son avenir professionnel. Moi ca m'a beaucoup aidé dans mes entretiens face aux recruteurs.
Jusque là tout est plutôt rose, sauf que la PME n'a jamais eu l'intention de me passer en CDI. Elle m'a embauchée pour profiter du crédit impot recherche jeune docteur pendant 6 mois. C'est pourquoi après voir renouvelé 1 fois ma période d'essai sans motifs valables, la PME a mis fin à ma période d'essai un mois avant de me passer en CDI. Mes résultats sur le projet étaient pourtant excellents. Ils m'ont donné comme seule raison que ma personnalité ne collait pas à une PME et qu'ils me voyaient mieux dans un grand groupe!!!! Malheureusement il aura toujours des entreprises pour profiter du système...

Je me retrouve donc depuis 1 mois avec une expérience de 5 mois qu'il faut justifier à chercher un autre job. Etant également ingénieur chimiste, je postule aussi aux offres ingénieur chimiste auxquels je corresponds bien. Et à chaque fois la réponse est "oui mais vous avez un doctorat, vous êtes surdimensionné, bla bla". Le doctorat fait peur en France...

Je compte également beaucoup sur les contacts que j'ai pu avoir pendant la thèse.

Je vous souhaite à tous beaucoup de courage (et de la chance parfois il en faut aussi) dans vos recherches

Anonyme a dit…

Bonjour,

mon témoignage est positif mais il faut dire que j'ai quitté la France direcement après ma thèse.

Je suis docteur en chimie depuis décembre 2008 (thèse MENRT avec collaboration avec l'industrie et monitorat) et j'ai commencé mon contrat post-doctoral en janvier 2009 en Suisse. J'aurais même pu commencer en novembre, mais j'ai réussi à repousser afin de finir tranquillement la soutenance et organiser le déménagement.

J'ai eu un autre entretien dans une grande entreprise en France avant d'obtenir ce post-doc et je dois dire que la situation en France est loin d'être rose! Premièrement, le diplôme de docteur n'existe apparemment pas dans les grilles de salaire et on est le plus souvent embauché au même titre qu'un ingénieur à BAC+5. C'est pour cela et car je trouve que c'est important de partir après la thèse que j'ai plutôt cherché à l'étranger. Puis, la mentalité typiquement française qui a pour but de dévaloriser celui qu'on a en face de soi, exemple "les jeunes ne valent rien, il faut les faire souffrir pour qu'ils fassent leurs preuves puis on verra...peut-être..." et "vous êtes encore jeune, vous avez le temps" n'arrange pas les choses! Mais cela passe car beaucoup de jeunes docteurs veulent à tout prix rester en France. Personnellement, cette façon de voir les choses m'a révolté! Je trouve cela simplement déplacé. J'ai d'ailleurs eu ce poste en CDI en France, mais à des conditions qui ne me convenaient pas. Puis, la façon dont laquelle le tout s'est déroulé témoignait à mon sens d'un tel manque de respect envers le candidat que j'ai dit "non merci". J'ai un parcours excellent, je suis très jeune pour déjà être docteur (puis, faut se rappeller qu'avec un doctorat, on est hautement diplômé quand-même!), je parle plusieurs langues couramment et j'estimais simplement que je valais mieux. Peut-être un jour je regretterai, mais la façon de faire m'a totalement coupé l'envie de travailler pour cette entreprise. Et en comparant cela avec mes expériences en Suisse (processus de recrutement, façon de voir, de recevoir, de traiter le candidat, remboursement des frais de voyage), je dois dire que la France a beaucoup à apprendre...

Anonyme a dit…

Bonjour,

J'ai passé mon doctorat en chimie analytique en décembre 2001. Et je vois que malheureusement la situation ne s'est pas améliorée et qu'il est toujours aussi difficile de trouver un "vrai" emploi.
Quand j'ai eu fini ma thèse, je savais exactement ce que je voulais et dans quel type d'environnement je voulais travailler (spécialité scientifique, ambiance sur le lieu de travail). Je ne voulais pas faire de postdoc ou CDD (je me sentais suffisament professionnelle pour être considérée comme telle de suite). Je ne voulais pas être chercheur dans un organisme de recherche public (j'en avais assez du "mandarinat" des labos), à la rigueur ingénieur de recherche était envisageable, être dans le corps des ITA laissait d'avantage de liberté et un meilleur salaire !!
J'ai complété ma formation de docteur par une formation de management en entreprise. Dans le même temps, je me suis faite aidée par une association d'aide aux cadres en reconversion pour préparer ma recherche d'emploi dans le privé (identification des souhaits et motivations et identification de leur origine pour pouvoir les exprimer clairement, relativisation et valorisation de ce qui était perçu comme des échecs, aide à la préparation des lettres, CV et entretiens, rencontre avec des profesionnels, constitution/sollicitation d'un réseau). Le dernier chapitre de la thèse n'existait pas à l'époque. Je suis restée au chômage 1 an. J'ai répondu à peu d'annonces (une vingtaine) mais je les ai bien ciblées. J'ai eu 3 entretiens d'embauche qui n'ont pas aboutis.
Finalement, pour ne pas laisser d'opportunités de côté, j'ai passé un concours d'ingénieur de recherche dans un grand organisme de recherche français dans un labo que je ne connaissais pas et j'ai été reçue!
Je pense que ma préparation pour une recherche d'emploi dans le privé a été déterminante au moment du concours. Le diplôme de docteur m'était indispensable pour me présenter (niveau requis, considéré équivalent, par l'administration, à un diplôme d'ingénieur de grande école!!).
Je me sens finalement très bien dans mon emploi actuel : je ne fais plus de chimie "à la paillasse" mais pas mal de gestion de projet et d'équipe.

Bonne chance aux jeunes diplomés !

Anonyme a dit…

Je voudrais rebondir sur ce dernier commentaire. Je suis assez d'accord sur le fait que certains anciens appliquent une politique du "il faut souffrir pour être beau" et ce n'est pas une bonne façon de faire. Toutefois, je voudrais corriger les propos concernant l'inexistance d'une grille salariale pour les docteurs. Je travaille dans une société en France ayant signé la convention des industries chimiques. Cette convention tient compte du niveau de diplome lors de l'embauche, en general un docteur est embauché à un niveau de salaire correspondant à un ingénieur ayant 3 ans d'ancienneté (c'est un jeu de coefficient). Après, je reste persuadé que c'est au docteur de montrer ce qu'il a dans le ventre et de mettre en avant la plus-value qu'il peut apporter par rapport à un ingénieur, car dans le cas de la convention chimie celui-ci coûte clairement plus cher à l'embauche qu'un ingénieur.

Anonyme a dit…

Bonjour,
Mon témoignage va aussi être pessimiste.

Docteure en Chimie avec plusieurs postdocs (Canada, Suisse) et une 1ère expérience de chef de projets en industrie, j'ai été licenciée. Depuis 1 an je cherche activement une nouvelle position. Idéalement j'aimerai travailler en R&D en chimie médicinale. C'est mon rêve et je suis motivée pour le réaliser. Cependant les réponses négatives, le marché des offres très pauvre et des raisons privées qui font que je ne suis plus prête à déménager à l'autre bout de la France font que je consulte/postule à des offres autres que dans la R&D chimie, mais même dans ces cas, j'ai des refus avec comme motif ma spécialité en R&D... Parfois je me dis que c'est un vrai cercle viscieux.
C'est vrai que c'est un peu au secours qu'on a envie de crier!!

Bon courage à touts!

Mike a dit…

J'ai obtenu ma thèse en chimie des matériaux en 2004, après un parcours purement universitaire. Après un CDD de 4 mois dans l'industrie, qui n'a pas pu se concrétiser en CDI, j'ai commencé à rechercher un emploi, toujours dans l'industrie. Il m'a fallu 4 mois pour décrocher un entretien. Et cet entretien fut le bon. Ce qui a marché pour moi : lire la presse spécialisée et écrire directement aux auteurs d'articles R&D. Ce sont en général ces auteurs (chercheurs ou manageurs) qui connaissent les besoins RH sur leurs projets. Il ne sert à rien d'écrire une lettre perdue aux RH. J'ai donc été recruté dans une grande entreprise francaise en tant que VIE pour un poste de 2 ans aux USA, qui s'est poursuivi en CDI. Je suis de retour en France et très heureux de mon parcours et de mon poste. C'est vrai, l'après-thèse a été une belle galère ! Mais il faut tenir bon et ne pas se décourager, meme si c'est long, ça finit par payer.

Anonyme a dit…

A PhD in chemistry is a strong foundation on which to build a career. "Non-Traditional" options include HR, management consulting, finance, sales, and marketing. It's all a matter of selling your transferable skills. I started out my career at the bench and evolved into University Relations (HR) and now technical training. Chemists are typically quick learners, have solid analytical skills, and are fantastic problem solvers. That's a winning combination.

Best wishes,
Jennifer from the USA

Anonyme a dit…

Je partage l'avis de Claire en réponse à Szilard (voir comments in linkedin): certes le système élitiste Français est critiquable, mais notre système universitaire devrait aussi se remettre en question...voici selon moi quelques pistes de réflexion:
- plus d'interaction entre industries et universités. On y arrive tout doucement mais les motivations de nos universités ne sont purement que pécuniaires et non pédagogiques !
- pourquoi ne pas recruter des MDC/profs parmis les industriels ? cela permettrait d'introduire un enseignement plus pratique, collant beaucoup mieux aux compétences requises et à la réalité du privé
- offrir aux étudiants de VRAIES possibilités de stages ! combien d'universités ne dégagent que 3 mois à leur étudiants de master pour faire un stage !

Je crois que l'essentiel du problème vient du parcours de nos enseignants chercheurs: ce sont des personnes qui n'ont connu QUE l'université - le système de recrutement ne permet pas autre chose - et qui n'ont aucune idée (faudrait il au moins en avoir la volonté) des besoins de l'industrie, mais aussi du devenir de leur élèves. Nombreux sont ceux qui pensent que le seul débouché est MDC...
Mon parcours ?: purement universitaire (c'est pourquoi je me permets aussi d'être critique)
- Boursier, moniteur MENRT.
- Doctorat chimie orga en 2001.
- après qq post-doc sous contrats industiels j'ai eu la chance de travailler - jusque maintenant - ds le departement de développement et industrialisation des procédés d'un labo pharma. je dis jusque maintenant car suite à une énième restructuration je serais de nouveau sur la marché de l'emploi au 1er Avril.
Bonnes chance à tous !
Antoine

Evelyne Jardin a dit…

En référence au message d'Antoine, je précise qu'il y a un débat en cours, sur le même sujet, sur le réseau LindekIn dans le groupe de la Communauté française des docteurs.
Le commentaire de Jennifer vient de ce débat.
Evelyne Jardin
Animatrice du blog

Cissou a dit…

Bonjour,

Je vais un peu a contre sens de tout le monde... Je suis optimiste sur le fait de soutenir une these de chimie et travailler dans la chimie.

J'ai soutenu ma these en chimie Organometallique et Catalyse le 31 octobre 2007... le 02 fevrier 2008, j'etais aux US commencant mon post-doc en tant que VIS, pour ensuite integrer un centre de recherche d'une multinationale, dans la foulee du post-doc. Les seuls jours de chomage que j'ai connu, ont ete les jours entre ma soutenance et le jour de mon depart pour les US, le temps de finaliser les papiers...

Bref, j'ai soutenu une these de chimie et je travaille en tant qu'ingenieur de recherche en chimie.

Pour citer un autre personne, il a soutenu fin de l'anne derniere et a commence son poste en centre de recherche dans la foulee en France !!!

Tout ca pour dire que dans le prive, il y a du boulot en recherche... mais certes il faut chercher avant la soutenance et peut etre s'orienter sur un premier poste ou post-doc a l'etranger.

Pour le debat du public c'est une autre histoire, puisque tout est politique dans les RH public... no coment.

Anonyme a dit…

Après un doctorat en chimie physique pour un industriel, j'ai été au chômage quelques mois. Ne voyant pas de concrétisation à ma recherche d'emploi, j'ai accepté un post-doc de 8 mois pour acquérir des compétences un peu plus larges que celles acquises en thèse.

J'ai toujours été impliquée dans la vie du département chimie de ma fac, j'ai participé activement à une association qui mettait en relation industriels et étudiants... mais cela n'a pas pour autant facilité ma recherche d'emploi.

J'ai commencé à candidater dans le privé bien avant de soutenir, je me suis inscrite sur des réseaux Internet et c'est grâce à cela que j'ai pu décrocher un poste en R&D dans une PME. Grâce au CIR, ma PME a pu "s'offrir" 4 docteurs sur 15 employés !

Ce qui est attendu des docteurs, c'est leur méthode de travail, leur réaction au stress, la gestion de projet.

Mais, je terminerai en soulevant peut-être le problème fondamental : avant de s'engager pour un doctorat, il faut demander à l'équipe de recherche de présenter ce que sont devenus ses anciens docteurs pour évaluer les débouchés. Car hélas certains laboratoires sont complètement décalés de la réalité, du marché du travail et des attentes des industriels.

Guillaume a dit…

Bonjour,

Je pense qu'il faut arrêter de croire qu'en sortant de thèse de chimie, seul l'industrie pharmaceutique et le poste de MDC nous ouvre les bras et il faut être capable d'aller voir ailleurs. Alors oui notre formation nous formate en grande partie en ce sens mais de nos jours cela reste un énorme mensonge.
Il faut aussi arrêter de penser qu'en sortant de doctorat nous trouverons un travail en 1 mois! C'était peut être vrai il y a 30 ans mais aujourd'hui comme pour tout les métiers, il faut passer du temps et de l'énergie pour décrocher un job. D'autant qu'en sortant de thèse nous somme très mal formé à chercher un travail en dehors du cocon universitaire (et encore…). Franchement 9 mois pour décrocher un boulot après un doctorat reste malheureusement une bonne moyenne. Rien que le temps de trouver les entreprises du secteur, apprendre à ce présenter correctement et avoir les bons réflexes, cela prends du temps. Et je ne parle même pas de la constitution de votre réseau (élément totalement indispensable dans le monde de l'entreprise!). Un réseau ne se forme pas en 3 mois et ne fourni pas l'aide demandé en 3 mois de plus. Donc je rejoins les autres commentaires pour dire (même si je suis conscient que cela reste le plus souvent un vœu pieux) qu'il faut commencer sa rechercher d'emploi bien avant la fin de la thèse. Bref, la rédaction de la thèse est compliquée certes mais chercher un travail l'est tout autant. Faire des formations complémentaires avec l'APEC, pôle emploi, l'ABG ou tout autres associations reste presque impératif!
Pour ce qui est de mon expérience personnelle, j'ai soutenu ma thèse en mars 2007 et je n'ai eu mes premiers entretiens qu'en septembre 2007. Je n'avais pas commencé à chercher un emploi avant la fin de ma thèse, mais par contre une fois lancé, j'ai effectué 3 formations complémentaires (réseau, présentation en entreprise, formation à la recherche d'emploi), j'ai arpenté le maximum de salon scientifique (et pas seulement spécialisé chimie) et surtout, je me suis trouvé un petit job afin d'occuper mes semaines, de rencontrer des gens et de garder le moral. Je pense qu'il est important pendant sa recherche d'emploi, de s'investir dans autre chose, qui évidement doit être valorisable sur le CV.
J'ai fini par être directement embauché en CDI en février 2008 (soit presque 1 an après ma soutenance) et c'est mon doctorat qui m'a permis d'avoir le poste. Et même si c'est le fait d'être chimiste qui m'a valu le poste, je reste persuadé que ce n'est pas ça qui fut déterminant (je n'ai pas eu une seule question de chimie sur mes 3 entretiens d'embauche).
Pourquoi un docteur dans ce cas? Et bien parce que nous possédons un certain nombre de compétence que n'ont pas les ingénieurs débutant! Nous avons déjà fait de la gestion de projet sur le moyen terme, nous possédons d'énormes compétences de communication sous toute ces formes, nous pouvons être autonomes en 1-3 mois sur quasiment tout les sujets (pour peux qu'il y est un peu de chimie dedans quand même), nous somme autonome mais nous savons aussi travailler en équipe (et pas seulement avec les gens de notre labo). Bref nous somme adaptable, ce qui est très à la mode ces temps-ci.
Bref de mon point de vue je suis surtout docteur et un peu chimiste.

Il faut garder espoir et s'ouvrir à plein de domaine, certes réputé moins "noble" que le sacro-saint Graal de la "chimie médicinal et thérapeutique" mais au demeurant parfois bien plus passionnant.

Bon courage à tous.

afournial a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Szilárd VAJDA a dit…

I think the problem is more complex than pointing just toward PhDs in Chemistry. The French Government should change radically his point of view about the researcher elite holding a PhD. They are quite qualified people but the French society is based on engineers. Nothing more, nothing less. This is an old [stupid] legacy from Napoleon and we can not get rid of that.

No doubt, they are well qualified people [the engineers] coming from prestigious institutions but other PhDs are also valuable and in some cases they are producing even more valuable work. (But nobody cares!)

What you can do with such a PhD in France? Not much, really! If you know the right persons in the commissions probably you got yourself an assistant professor position or if you have done some valuable work maybe a junior researcher position in CNRS or some other public institution or you are just sending and sending again the applications for different job offers and they turn you down with the lame excuse "Madame/Sir your are over qualified for this job"

In Germany, the situation is totally different. PhDs are quite respected and appreciated and the society has a particular admiration for those "nerds" following their ideals to produce new ideas, new technologies, new products.

I think the time has come to change the attitudes toward the PhDs [in France].

Cheers,
Szilard

Anonyme a dit…

Je suis étonnée du commentaire précédent, dont beaucoup d'éléments sont erronés et dont l'analyse est très superficielle. D'abord la référence à Napoléon : les sciences de l'ingénieur ne datent pas de lui, mais de Louis XV, Louis XIV et même avant (l'X, à laquelle Monsieur VAJDA fait référence, a été créée à la révolution). Les réelles formations de nos ingénieurs se développent en France vers 1850 avec la révolution industrielle.

Ce monsieur ignore aussi sans doute que la France a toujours produit de grands chercheurs issus ou non d'écoles d'ingénieurs (Chaptal, Lavoisier, Berthelot, Pasteur, Grignard, les Curie, Lehn, etc, pour les purs universitaires), en chimie, mais aussi dans bien d'autres disciplines scientifiques.

Donc stigmatiser une opposition entre ces formations est stérile : il faut souligner au contraire, à l'instar de beaucoup de directeurs d'écoles d'ingénieurs (comme Yannick BONNET ex directeur de Chimie Lyon dans les années 80), leur complémentarité.

Le problème principal des formations purement universitaires en France est le manque de contact de l'université avec le monde de l'industrie : des profs chercheurs peu concernés par l'enseignement et pas du tout par l'entreprise, peu de formations pratiques avant le master et pas de stage en industrie. Le CNRS et la fac doivent réaliser leur mutation et accepter de travailler de concert avec l'industrie : chacun peu apporter beaucoup à l'autre. En attendant cette révolution dans les mentalités de la recherche publique, les étudiants doivent absolument trouver eux-mêmes des stages en entreprises. Cela facilitera considérablement leur recherche d'emploi.

Derniers points évoqués par Monsieur VAJDA : 1- la reconnaissance : docteur en chimie orga depuis 1992, je n'ai jamais ressenti de manque de considération de par ma formation, bien au contraire. 2- les débouchés : la chimie mène à tout, c'est bien connu, mais il faut aussi se prendre en main. L'industrie offre des possibilités de carrière dans la chimie de toute sorte, la pharma, les cosmétiques, les biotech, l'énergie, l'environnement, l'agro-alimentaire, etc... Et si la passion de la chimie faiblit, des possibilités de reconversion existent (journalisme, service, conseil, enseignement, etc...). Mais il faut que le thésard en recherche d'emploi en veuille et sache montrer sa valeur ajoutée ; et ça, ce n'est pas la fac qui l'apprend non plus !

Claire LE LEM
PhD
Consultante Associée

Szilárd VAJDA a dit…

Hello PhDs!

I just want you to click on this link. You'll get the picture!

http://www.phdcomics.com/comics.php?n=1292


Cheers,
Szilard

Evelyne Jardin a dit…

So funny!
I have been a fan of PhD Comics for years.
Evelyne Jardin
Editor in Chief Docteurs&Co

Anonyme a dit…

"What can we do with a PhD in Chemistry?" I wish I have more information behind this question, because you can't be prescriptive unless you really know what is going on (the descriptive) leading up to this question.

So my answer would be, "it depends".

Do you want to still be connected with chemistry in some way?
Do you want to do chemistry but outside those places of work?
Do you not want to do chemistry, but still connect to the science?
Do you not want to be connected with science at all?
(etc. etc.)

If I asked myself a similar question 10 years ago (what to do outside academia and industry R&D with a biochemistry phd, which was my situation) - I would NEVER have guessed that I would be doing what I am doing today - or how I would have gotten there through a meandering career path.

to see what I mean, go to my personal website (www.janechin.com) and on the 2nd row of my slide presentations, click on my "3 lessons from a career nomad". I explain how each step of my path - planned and unplanned - led to a successful outcome because I paid close attention to what was happening, and especially whether it was playing into my purpose or mission in life at the time.

Jane from the USA

Anonyme a dit…

Bonjour à tous,
Voici un entretien sur les carrières des chercheurs dans le privé, qui peut donner un éclairage utile sur le sujet. L'interviewée est Séverine Maublanc, du Centre d'études de l'emploi, et c'est paru dans la revue "Cadres" de la CFDT.
http://www.cadres-plus.net/bdd_fichiers/419-10.pdf
Richard Robert
Manager éditorial à Michalon

Anonyme a dit…

Mon point de vue est le suivant:
En Allemagne la qualité première des ingénieurs est de savoir garder sa place dans une organisation. Le "Herr Doctor" a en plus la capacité prouvée de savoir travailler seul et d'être capable d'innover par lui même.
En France, le problème n'est pas le même. Le docteur fait plus souvent penser à l'étudiant attardé qui n'a pas voulu se lancer dans la vie active ou au professeur Nimbus dans le meilleur des cas. Faire un doctorat, c'est le choix de faire un peu ce que l'on veut, puisque le sujet n'a pas été traité, on peut faire ce que l'on veut. Ceci n'est pas évident à intégrer ensuite dans une entreprise en dehors d'un service R&D ds lequel on pourra peut-être attendre qu'il sorte une idée géniale un de ces jours.
Mon point de vue est le donc le suivant : être docteur en France peut être pris pour un handicap ds le parcours de recherche d'emploi. Alors, si vous êtes intéressés par un job opérationnel, il faut forcer le trait et surjouer le coté jeune cadre aérodynamique en costume Smalto et et pas se pointer baba cool cheveux long, barbe et gilet de laine.... Si si je vous jure!

Bon courage! En tout cas, chercher un job c'est toujours faire de la recherche et vous avez les qualités pour réussir.

Eric Docteur (87) et Ingénieur (84) de l'INPG

Anonyme a dit…

C'est intéressant ces échanges car nous détenons tous des vérités; ensuite, soit on regarde le verre à demi-vide (ou plein).

Concernant le dossier publié dans Docteurs&Co, je regrette que le doctorat de Chimie soit associé à l'industrie Chimique alors que l'industrie Pharmaceutique compte aussi ;)

De mon parcours*, (étant issu de l'Université), je suis souvent confronté à: "Et tu as fait quelle École?" Même si un docteur Universitaire est souvent bien accepté (pour peu qu'il y en ait déjà dans la place), il y a encore du chemin. Les mentalités changent mais très doucement car comme cela a été dit, le Doctorat est une corde de plus, ce n'est pas une fin en soi. Être issu d'une École ou de l'Université, par contre apporte des façons d'aborder un problème/ trouver des solutions dans un style différent et souvent complémentaire.

Pour moi, la chimie n'est pas un secteur très porteur (car il a une image négative) et les recrutements sont plutôt restreints sauf si l'on est issu de filières privilégiées (idem pour l'intégration dans des structures d'Etat).

Par contre, lorsque l'on se bouge, que l'on est motivé, prêt à partir ou prêt à quitter sa zone de confort, alors il n'y a pas de raison de ne pas trouver sa place.

Bon courage aux jeunes docteurs et surtout gardez de l'optimisme et de la réactivité.

*A propos de mon parcours: Cursus Universitaire classique puis, afin de maximiser mes chances de rentrer dans l'industrie ou la recherche académique, je suis parti en postdoc aux USA sur un sujet plus appliqué et sur une thématique porteuse (à noter: 150 lettre de candidatures spontanées pour 2 réponses positives). Une fois sur place, j'ai pu trouver un second postdoc qui me correspondait plus. A la fin de cette expérience, j'ai candidaté comme MCF (pas le CNRS car, il faut être optimiste mais aussi réaliste sur son dossier) et j'ai cherché un autre postdoc que j'ai eu la chance (le terme n'est pas petit) de trouver (volonté de mon recruteur à conserver ma candidature au dépend de "traditions"). Enfin, j'ai décroché un CDI en industrie pharma après une candidature spontanée pour un poste qui n'existait pas, puis le jour où il a été ouvert, j'ai été recontacté.

Bref, les points me semblent-ils importants de souligner sont: se bouger, se battre et donner le meilleur de soi, après cela crée un cercle vertueux. Entre mon titre de docteur et mon CDI: 2ans.

Dr J a dit…

La reconnaissance du docteur en France et toujours aussi nulle!!!
Docteur en chimie organique, j'ai tout bien suivi ce que l'on m'a dit. Faire un poste ATER (pour l'expérience de l'enseignement), faire un postdoc (3 ans à l'étranger), 10 publis et revenir en France pour avoir un "good job". Mais voila, le problème c'est que le "good job", je ne l'ai pas, je me suis retrouvé au chômage plusieurs moi, toute les portes se sont refermé, je me suis retrouvé au chômage pendant plusieurs mois (sachant que de retour de l'étranger, nous avons le droit uniquement à 3 mois de chômage de payer)! Je comprend un peu mieux la fuite des cerveaux.
Actuellement je suis formateur, je donne des cours de maths, niveau CAP...! En plus c'est même pas bien payé!
Malheureusement il en va de même pour les 90% des docteurs que je connais.
Une passion ne vous permet pas de trouver un travail, malheuresement

Anonyme a dit…

[url=http://www.1up.com/do/my1Up?publicUserId=6105932]lasix furosemide[/url]

les offres de travail en Suisse a dit…

Je vous félicite pour le choix du sujet et pour la qualité de l'écriture,un article bien developpé et qui va surement plaire à tous les internautes qui auront la chance de tomber sur un tel article..merci à vous !!

Lio a dit…

Une personne ayant un bon diplôme comme celui-là n'aura aucun mal à trouver un bon boulot je pense. Elle pourra travailler dans plusieurs domaines dont l'industrie pharmaceutique par exemple


Lio de http://www.mutuelles.org/