08/04/2009

Que pensez-vous du magazine Docteurs&Co ?

Depuis 5 ans maintenant, le magazine Docteurs&Co est publié gratuitement par l'association Bernard Gregory... et financé grâce aux subventions du ministère de la Recherche.

Plus de 11 000 abonné(e)s, des doctorants et des docteurs en majorité, mais aussi des directeurs d'écoles doctorales et des recruteurs, le reçoivent chaque trimestre.

Pas mal de changements sont intervenus. Voici un résumé des épisodes que vous avez peut-être ratés.
  • Depuis 3 ans, le magazine s'est ouvert aux opportunités d'emploi à l'étranger avec des dossiers spéciaux sur la Grande-Bretagne (PDF du n°12), la Corée du Sud (PDF du n°16), la Finlande (PDF du hors série n°2), Taiwan (PDF du n°21)... et bientôt l'Allemagne (hors série bilingue à paraître en novembre 2009).
  • En décembre 2008, le magazine a été dématérialisé : seulement 20% des lecteurs reçoivent la version papier, désormais.
  • En novembre dernier, ce blog a été créé pour combler le vide entre les parutions trimestrielles, et pour vous donner la parole.

    Et justement, elle est à vous maintenant ! Que pensez-vous du magazine ? Vous plait-il ? Trouvez-vous l'information dont vous avez besoin ? Que souhaiteriez voir figurer dans ses colonnes ? Que pensez-vous de ce blog ? Complète-t-il le magazine ? Cliquez sur "commentaires" pour déposer vos désirs/frustrations/critiques/félicitations.

39 commentaires:

damien a dit…

Bonjour,
je trouve le blog très intéressant et une mine (grandissante) d'infos pour les docteurs/doctorants qui souhaitent s'insérer dans le privé. C'est un bon complément du magazine papier. J'apprécie particulièrement la veille réalisée sur les entreprises innovantes (donc intéressées par employer des docteurs) dans différents secteurs.
De plus, le format blog permet aux lecteurs de participer, d'échanger, de partager leurs expériences, ce qui est un gros plus.
Au plaisir de vous lire.
Damien

Evelyne Jardin a dit…

Bonjour Damien,
Merci beaucoup pour vos encouragements.
-Concernant la veille sur le marché de l'emploi des docteurs (PhDs), nous allons en faire un rendez-vous régulier en collaboration avec le service emploi de l'ABG.
-Le blog n'est pas encore très interactif (êtes-vous timides ?), mais j'ai bon espoir. J'espère programmer régulièrement des forums avec des recruteurs.
Bien à vous,
La rédac chef de Docteurs&Co

Anonyme a dit…

Bonjour,
je recevais de temps en temps ce magazine, mais aujourd'hui, je n'ai eu aucune information sur la dématérialisation du magazine. Comment est-on informé de la parution d'un nouveau numéro ? Reçoit-on un mail ?
Merci de me répondre.
Hugues Soarez
hugues.soarez@yahoo.fr

Anonyme a dit…

Très franchement si ce "magazine" était d'une quelconque aide à l'insertion professionnelle, cela se saurait. La preuve en est, en cours du temps le nombre de pages de la publications est allé en diminuant de façon drastique...
Quant aux témoignages et cas d'insertion présentés, ils tiennent du cas ultraparticulier... D'ailleurs, si votre publication n'existait pas (ou plus) cela ne changerait en rien la paysage de l'insertion des docteurs...
Permettez moi de vous exposer ma théorie concernant l'insertion des docteurs: tout cela ne se résume qu'en un seul mot "chance" ou hasard: il suffit que votre proposition de service rencontre un besoin, une demande (sans compter que les entreprises préfereront toujours un ingénieur à un chercheur, c'est un fait avéré)... bref, être présent au bon endroit, au bon moment, devant la bonne personne, et cela, ce n'est pas docteurs&co qui va vous donner la recette.
Comme disent les américains 'help yourself'...

Anonyme a dit…

quand je recevais ce magazine, j'aimais beaucoup la rubrique "mode d'emploi" qui donne beaucoup d'info précieuses;
le témoignage d'autres Docteurs ou Doctorants est aussi très interessant, car il permet de voir un peu le parcourt de chacun et d'ouvrir quelques idées de portes auxquelles on aurait pas pensé.

Anonyme a dit…

Vanitas vanitatum, omnia vanitas & sic transit gloria mundi

christelle a dit…

Bonjour,

Je trouve la plus part du temps vos articles utile.
Après est-ce que ce magazine aide à l'insertion professionnel... là ... nous rentrons dans le débat du doctorat en France...
*****
Je suis docteur de physique... après 1an de chômage, j'ai suivi une formation Mastère spécialisé de grande école. J'ai maintenant le double tampon... et maintenant j'ai un boulot payé correctement avec beaucoup indépendance... ma thèse a été une bon exp pro pour préparer à cela ... mais c'est le MS qui m'a permit de décrocher le job de chef de projet web2.0

*****
Je n'avais pas vu votre espace d'échange... je vais vous suivre avec plaisir...

lancé de beau débat... une interaction... Nous, docteur, doctorant nous avons besoin de nous sentir aussi fort si ce n'est plus que des diplômés école ingé

Anonyme a dit…

Je trouve les articles interessant. Mais interessant ne veux pas dire utile...surtout pour trouver un travail. Montrez aussi l'exemple de ceux d'entre nous qui galère

jerome

Anonyme a dit…

Se sentir plus fort que les éléves des écoles d'ingé... je cotoie pas mal de ces éléves et je dois dire que leur force vient du nom de leur école, mais sur le plan des compétences, ils ne sont pas forcément meilleurs ni plus réactifs, certains se bercent même de la douce illusion que leur diplôme leur donne droit à une place de choix...
De plus, dans l'esprit des employeurs:"ils sont formés" au monde de l'entreprise ce qui n'est pas le cas des docteurs, d'autant plus que les partenariats avec le privé restent encore réduits (surtout comparés au reste de la communauté internationale).

Anonyme a dit…

Sur 100 docteurs, toutes disciplines confondues, combien passent un an au chômage ? Même question pour 2 ans et 3 ans. Mêmes questions en distinguant les disciplines des doctorats obtenus (docteur en physique, en mathématique, en littérature, en biologie, en chimie, etc.). Mêmes questions en distinguant les spécificités au sein d'une même discipline : docteur en physique orientation physique des particules, orientation mécanique des fluides, orientations transferts de chaleur à forte composante analyse numérique, etc. Quelqu'un a les chiffres sur une période de 10 ans allant de 1995 à 2005 ? Voilà le genre de publication que Docteur&Co pourrait faire et qui serait très lue.

Pierre Lindenbaum a dit…

Quelques liens ici et là sur une entreprise qui se présente, des statistiques sur l'emploi des doctorant, le profil d'un thésard qui a trouvé du boulot: malgré la qualité des articles et la volonté d'aider les gens, tout ceci ne m'aide pas vraiment dans mes démarches. Où sont les témoignages des thèsards qui galèrent ? quels sont les méthodes des autres pour trouver un job ? un magazine pdf/papier à t-il sa place à l'ère du web ?

Pierre

J-R UNAL a dit…

Bonjour,

Je suis entièrement d'accord avec l'intervenant qui parle du facteur "chance" dans les l'insertion des docteurs. En France, les débouchés professionnels des docteurs sont une véritable honte, un scandale. Je déconseille vivement aux jeunes français de se lancer dans l'aventure doctorale (pourtant passionnante) car leur investissement sera bien mal récompensé après tous ces efforts. Bref, pour ma part, j'ai vécu cela comme une vaste escroquerie, au service des écoles doctorales, et de leurs mandarins. Heureusement, que je suis retombé sur mes pattes, pour exercer dans un domaine qui n'a bien évidemment rien à voir avec mon doctorat, après avoir été confronté aux portes hermétiquement closes, et malgré avoir passé 2 ans aux US dans un excellent labo... Si encore j'étais le seul dans ce cas...
Quant à votre journal, je rejoins une nouvelle fois l'intervenant susmentionné. Malgré vos louables intentions (et le fait que vous soyez financé par le ministère de la recherche, ce qui vous rend suspect à mes yeux, car les hauts fonctionnaires de ce ministère, bien au chaud se soucient comme d'une guigne de l'insertion des docteurs, sinon cette situation calmiteuse ne perdurerait pas depuis tant d'années, ou alors cela traduit leur incompétence), bref, donc vous aurez compris que je ne crois pas trop aux "vertus" de votre magazine quant à l'insertion des docteurs. Pour le reste, continuez et surtout faites vous plaisir.
Cordialement

JR UNAL

Rachel a dit…

Bonjour

Je pense que le magazine Docteurs and Co contribue a changer les mentalites, ce qui n’est pas une mince affaire. En effet, tous les thesards ne travailleront pas dans le monde universitaire. Mais ce n’est pas une fatalite ni une tare. Le magazine montre que ca peut etre un choix. Ouf! Il etait temps de reconnaitre enfin que la vocation de la these n’est pas uniquement de faire un post-doc puis de devenir maitre de conference ou charge de recherche.
Le magasine a le merite de partager differentes experiences et de donner des pistes de reflexions pour le developement professionnel. De part ma profession, je rencontre beaucoup de post-docs et de doctorants et ce dont ils sont friands, tout au moins en UK, ce sont des histoires, des experiences comme celles proposees par le magasine.
Je crois qu’il ne faut pas perdre de vu que le magazine est un complement de ce que l’on peut trouver sur le site de l’ABG. En effet, il faut etre acteur de son propre developpement. Le magasine ne vous dira pas en effet quel chemin prendre !
Pour conclure, depuis que j’ai passe ma these en 2003, je lis avec attention ce magasine et j’essaie de le faire decouvrir. Il n’est pas tres long mais on y trouve des articles de qualite. La seule rubrique manquante a mon gout, serait peut etre un encart sur le cote « regulation » avec des explications sur des Chartes europeennes specifiques pour les docteurs et qui sont en plein developpement.

Bonne continuation

Adel a dit…

Salut,
C'est la premiere fois que je vois le magazine. Je trouve que c'est une excellente idee et vous souhaite tous la bonne chance!

Anonyme a dit…

Bonjour,
Je suis completement en accord avec les temoignages sur la tres grande difficulté pour les docteurs (hors ingenieurs) de trouver un Job. Le magazine devrait mettre en avant les nombreuses spécificités franco-francaise qui mettent le moral a zéro des néo-docteurs. Pour ceux qui se destinent a une carriere académique ils faudraient leur indiquer de prendre de nombreux cours du soir de cirage de pompes et autres gateries pour pouvoir décrocher un poste sous-payé. Pourquoi le ministere de la recherche forme des docteurs (si ce n'est pour développer sa recherche a bas prix et pour le developpement de carriere des profs) alors que dans un meme temps et avac un budget bien plus consequent par tete, il forme des Ingés qui prendront tous les postes du privés ??? c'est ce genre de reflexions qui devraient apparaitre dans ce magazine.

Anonyme a dit…

Je reçois de temps en temps votre magazine. Malgré des articles intéressants sur le parcours de quelques individus, la plupart du magazine tient plus de l'anecdote que de l'information. Je ne suis pas sur qu'il sois très utile pour l'insertion des docteurs en général. De plus, je pense que le majeur problème concernant l'insertion des docteurs dans le prive est leur formation inadaptée aux demandes des entreprises. L'université continue a donner des diplômes (de plus en plus facilement) a de plus en plus de gens, ce qui amoindri grandement leur valeur. C'est vrai pour le doctorat, comme pour la license et le master. Formations inadaptées, diplômes bradés, moyens de recherche dépassés... Il y a plus d'une raison pour expliquer pourquoi les recruteurs vont chercher des ingénieurs et non des docteurs (ou des masters).

C'est tout le système de formation des docteurs (et des autres diplômes universitaires) qui est a revoir pour faciliter leur insertion. Malheureusement, ce magazine et ce blog ne peuvent pas grand chose a cela, c'est pour cela qu'il est un peu inutile, bien que divertissant.

laetitia a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
laetitia a dit…

Où sont les sciences humaines dans ce magazine???? je ne m'y retrouve pas du tout!!
De plus, le magazine donne une vérsion idéalisée du doctorat or, la réalité est tout autre!!!
Enfin, certains conseils pour les entretiens d'embauche par exemple ne sont d'aucune utilité (dire bonjour, se tenir droit... merci on est au courant)

Anonyme a dit…

Magazine assez interessant en théorie. En théorie car dans les faits, ce ne sont à mon Avis pas les informations sur l'insertion professionnelle et les expériences individuelles d'insertion qui font aancer un docteur dans sa démarche. Je pense que chacun a besoin d'un suivi personnalisé en fonction de sa formation et de son projet.
Par ailleurs, les Docteurs en SHS semblent être les laissés pour compte de ce magazine.

Anonyme a dit…

Personnellement, je trouvais ce magazine intéressant quand je sortais de thèse. Après 15 ans de travail dans l'industrie, ce magazine ne m'est (désolé) d'aucune utilité pour moi personnellement !
Bon courage, votre soutien est à mon avis important pour les jeunes doctorants.

Anonyme a dit…

Ce magazine est un bon point de départ selon moi. Il est loin d'être parfait, certes, mais peut-on demander à une publication somme toute modeste de changer d'un coup de baguette magique les mentalités en France ?

Je suis peut-être naïf, mais il ne me semble pas que son objectif soit de masquer la situation réelle des docteurs en affichant des cas idylliques. Je pense au contraire que c'est une bonne façon de montrer que des retournements de situation sont possibles et existent "dans le monde réel".

Le facteur chance ? Mais c'est 80% des embauches tous secteurs confondus, docteur ou pas. Les années 60, où l'on pouvait démissionner et retrouver un job le lendemain en sonnant à la porte du concurrent, que l'on soit ouvrier ou cadre, sont enterrées depuis belle lurette.

A ce propos, je suis toujours étonné de voir des doctorants qui ne semblent pas être au courant de l'état du marché quand ils se lancent dans leur doctorat. Peut-être se font-ils manipuler par des directeurs de thèse peu soucieux de leur avenir, mais très intéressés par leur motivation obtenue en échange d'une somme modique.

Il y a 20 ans paraissait le rapport Aubert-Decomps, hurlant à la pénurie de docteurs en France. Le nombre d'allocations de thèse a alors plus que tripler en un an. Résultat : des cohortes de docteurs au chômage pendant la crise de 1993, et l'on en est toujours là.

Anonyme a dit…

Soit dit en passant aux précédents, si vous croyez que y'a qu'en France que la situation est nase pour les docteurs, réveillez-vous! C'est comme ça dans toute l'Europe de l'Ouest continentale (GB et ex-pays de l'Est exceptés, je veux dire, là j'en sais rien, c'est tout).

Catherine a dit…

Bonjour,

Je pense que si le magazine veut vraiment remplir sa mission de "magazine des jeunes doctorants qui choississent l'entreprise", il serait très interessant qu'il soit aussi un espace pour les entreprises qui ont besoin de chercheurs, de publier leurs annonces d'emploi ou leur publicité.
Aussi, pour continuer les commentaires sur les attitudes des entreprises vis-à-vis des doctorants et diplomés d'ingenieur, je pense que c'etait vrai aussi quand j'ai obtenu ma thèse il y a 10 ans. Maintenant avec la crise, les entreprises se rendent comptent qu'elles ont besoin de l'innovation pour sortir de la crise. La campagne actuelle c'est: "Chercheurs, où êtes-vous?".
Un autre facteur dans l'évolution des moeurs, c'est que la tendance actuelle est "comment réussir dans l'économie de l'innovation". Ceci veut dire que les chercheurs ont également la possibilité de devenir entrepreneur en utilisant les résultats de leur recherche. Sans doute le magazine pourrait aussi faire un dossier special pour les jeunes doctorants qui voudraient aussi choisir la voie de l'entrepreneuriat?... CB

florence a dit…

Bonjour à tous

je pense que le magazine pourrait être encore plus percuttant, plus près de nos réels besoins par exemple. Je pense notamment qu'un système d'échange sur la toile entre nous nous rendraient plus forts, plus fiers de nous aussi (comme le disait qq'un, les écoles sup ont bonne presse, pourquoi pas nous?!) Il faut qu'on fasse bouger les choses! Et le magzine peut être le point de départ d'une réflexion sur nous même.
Mais il ne faut pas confondre magazine et défouloir mes chers collègues! Quand on est docteur ou doctorant, on se galère c'est vrai et on ne bénéficie pas d'une bonne image, c'est encore plus vrai! Je suis assez d'accord sur le côté chance, être au bon endroit et au bon moment. Activer les bons réseaux, toucher les bonnes personnes! je pense que le magazine ne reflète pas suffisament ces aspects là. Il ne nous donne pas suffisament une image de l'instant "t" du monde de la recherche, de ses galères, de ses bons plans, etc. sans être trop sévere parce que je le trouve aussi très utile!
Bien à vous tous

Anonyme a dit…

Bonjour,

Je lis très régulièrement Docteur&Co. Je le lis plus pour ma culture que pour y trouver des informations pratiques et utiles.

Par exemple, j'ai lu le dossier sur Taiwan même si je n'envisage absolument pas d'y aller.

La difficulté vient probablement de la diversité de vos lecteurs. Diversité de formation, de but, de lieu... 'Docteur en entreprise' est un point commun mais il n'est pas très rassembleur.

Sinon, une petite proposition: est-il possible de donner plus de place aux recruteurs? Les responsables de la R&D de grands groupes accepteraient-ils d'être interviewer par Docteurs&Co.

Cordialement

Anonyme a dit…

Le journal est très intéressant… Dommage que ne soit pas abordée l’insertion des doctorants en lettres et sciences humaines qui ne sont pas agrégés ou qui exercent indépendamment de leur reprise d’études une activité professionnelle à temps plein.
Mais je reste néanmoins d’accord sur tout ce qui a été dit plus haut sur les études doctorales. De plus l’université vient de perdre depuis 2006 la fin de son monopole concernant la formation doctorale… Sachant qu’aujourd’hui plus rien ne différencie une école de commerce ou normale sup’ d’une université (à part le statut juridique de « grand établissement » pour les unes, et celui d’ « université » pour l’autre…), les études doctorales à l’université seront encore de moins en moins cotées… La réforme LMD aurait été l’occasion pour les universités pour revaloriser leurs formations, leur visibilité sur le marché du travail et créer de véritables filières d’excellence reconnues… Rien a été fait en ce sens. La réforme LMD ne bénéficie en fin de compte qu’aux « grandes écoles » ; en délivrant désormais des grades universitaires sans être des universités, elles vont pouvoir rentrer dans les critères de classement international et surtout ne rien changer en matière de recrutement, avec des simulacres de recrutement diversifié, notamment auprès de minorités visibles… certaines d’entre elles s’intitulent déjà « université professionnelles » comme à Lyon. Mais les grands perdants dans tout ça seront les étudiants qui ont cru à la valeur de leurs diplômes universitaires…

Anonyme a dit…

Bonjour,

Je suis docteur en sciences humaines depuis peu et je rejoins la plupart des commentaires émis sur ce blog. Si la situation est catastrophique pour les sciences dites dures qu'en est-il de nous pauvres sciences humaines!!! Pour la société, nous ne servons à rien : n'oublions pas quand même que sans histoire, une société ne peut pas construire son avenir. Ce journal a pour moi le mérite d'exister mais ne correspond pas à mes attentes. Quid de l'avenir des docteurs? Quid de leur insertion dans la vie active? On ne parle pas assez de tous ces docteurs qui ont beaucoup travaillé pour leur labo et à qui on dit merci le jour de leur soutenance sans se préoccuper de leur devenir. J'aurais voulu plus de conseils, d'interviews de dirigeants d'entreprises, du CNRS (????)etc., bref de l'insertion professionnelle des docteurs en France, toutes disciplines confondues. Pour ma part, même si c'est une belle expérience, je ne recommanderais pas à mes enfants de faire un doctorat si c'est pour galérer comme ça... Il y a des jours, où je me dis que j'aurais fait mieux d'être couturière. Bon courage à tous ceux qui partagent la même galère que moi

Anonyme a dit…

Bonjour,

Je reçois le magazine, les articles sont intéressants mais je ne trouve pas qu'il aide à l'insertion des docteurs. De plus, où se trouvent les sciences humaines? Je suis en fin de de doctorat d'histoire et mes questionnements face à ma future insertion ne trouvent pas d'écho dans le magazine...
Il présente un doctorat et une insertion idéale, mais il s'éloigne trop de la réalité, qui rime souvent avec galère et reconversion.

Anonyme a dit…

Soyons clair, la situation actuelles des docteurs et doctorants dans les universités en France est tellement précaire qu'un magazine a tirage anonyme n'y peu pas grand chose.
C'est à se demander pourquoi la France continue à former des docteurs (ou des licences et des masters) si elle n'est pas capable des les utiliser efficacement a l'issue de leur formation.

Mon cas est exemplaire: après 10 années passées a la fac, je suis parti aux US trouver un travail. Ma seule perspective en France aurait été le chômage alors que j'ai eu plusieurs offres d’emploi aux US même avant ma soutenance. Cette situation est ridicule!

Face au recule de l'université dans ses missions premières (formations de qualité, diplômes qui ont une vrai valeur, accompagnement des étudiants durant ET après leur formation...), les écoles d'ingénieurs ont prit naturellement le relais. Les étudiants ne s'y trompent d'ailleurs pas, avec des inscriptions en chute libre dans les universités (artificiellement atténuer pas des critères de recrutement de plus en plus larges) et en forte hausse dans les écoles d’ingénieurs depuis 2 décennies déjà. L’issue est claire si rien n’est fait: d’ici peu, la bonne vieille université française va disparaitre pour laisser place a des écoles d’ingénieurs qui vont devenir des véritables pole de formations incluant toute spécialité et tout niveau. Dans son état actuelle, elle ne mérite que cela…

Laurent a dit…

Bonjour,
les commentaires auparavant ont résumé la situation auquel est confronté les doctorants à leur sortie. Le magazine que je lis régulièrement ne fait que relater des témoignages et des cas isolés de personnes qui ont réussit. Sortie de thèse récemment, je cherchais à appliquer mes recherches au travers de la création d'une entreprise innovante, avec la crise je n'ai plus guère d'espoir, j'ai recherché un emploi dans le privé. J'en ai trouvé un au bout de quelques mois, tout le monde est loin d'avoir ma chance.

Corinne Martin a dit…

Bonjour,

Je suis ravie que le magazine soit passe au format electronique (plus ecologique, et c'est pratique lorsqu'on demenage souvent).

Le magazine m'a fait prendre conscience que les docteurs peuvent etre des atouts dans une entreprise. Ceux qui restent souvent a convaincre des competences particulieres des docteurs sont souvent les recruteurs, qui ne comprennent pas bien ce qu'est une formation par la recherche... du coup, ils preferent encore tres souvent les ingenieurs... a tord!

Corinne

Anonyme a dit…

Bonjour,

L'intérêt des articles et témoignages figurant sur le magazine réside surtout dans la découverte de certains métiers occupés par des docteurs dans les entreprises du privé et sur le type d'entreprises recrutant des docteurs.
Cela permet d'ouvrir les horizons de recherche d'emploi et d'agrandir son cercle d'action.
Pour cela, je trouve que le magazine est utile.

Petit hors-sujet : je trouve certains commentaires bien durs. Il ne faut pas oublier que docteurs ou pas, un recrutement est basé sur la personnalité du candidat qui doit être en adéquation avec l'équipe qui l'accueillera. Les bagages "formation" et "expériences" ne font pas tout.

bris a dit…

Salut,
Je suis néo-thésard et j'avoue que j'apprécie l'esprit du magazine. Il ne sert pas à grand chose à mon sens à rabâcher ce que tout le monde sait! Et oui, en faisant une thèse, on n'a pas forcément le boulot ou le salaire qu'on devrait avoir. Les expériences réussies et les conseils sont à mon sens plus intéressants que les nombreux échecs. Donc Merci et vontinuez à nous filer des infos.

Djilali a dit…

Je trouve le blog enrichissant. La communauté (Docteurs/Doctorants) doit continuer à le faire vivre et contribuer à son rayonnement.

Evelyne Jardin a dit…

Bonjour,
Vos nombreux commentaires ne m'ont pas laissé de marbre (j'ai été rhabillée pour l'hiver prochain !). Du coup, dans le prochain numéro de Docteurs&Co (à paraître fin mai), vous découvrirez les changements à venir sur le blog et dans le magazine.
Merci d'avoir été si réactifs et continuez à vous faire entendre.

Damien a dit…

pour avoir connu les deux mondes , école d'ingénieurs et fac, je vois au moins un avantage des diplomés de grands écoles: au moins eux n'attendent pas qu'un magazine de 10 pages les prenne par la main pour leur trouver du boulot! Docteur and Co n'est là que pour vous donner des idées et il en donne (OK , certes , il ne parle des docteurs dans la galère, enfin 500 pages n'y suffiraient pas et puis chaque docteur voudrait y raconter son cas particulier ultra intéressant, comment les entreprises françaises sont méchantes avec lui etc....)
Soyez acteurs de votre formation de docteurs, devenez bilingues en anglais, initiez vous au monde de l'entreprise (forums, doctoriales, formations école doctorale...), il ya plein de choses à faire et ce n'est pas après la thèse qu'il faut s'en préoccuper. Relisez le vieux numéro de Docteurs and Co où ça parle des qualités recherchées par les entreprises chez les docteurs et inspirez vous en.
Désolé de m'être emporté (je n'ai pas d'actions de l'ABG) et merci aux ommentaires (il y en a ) avec des critiques constructives.

Jean-Paul Hermann a dit…

Ancien collaborateur de l'ABG, je continue à m'intéresser au devenir des docteurs en les aidant à se préparer aux entretiens (malgré l'arrêt de cette activité par l'ABG). Il est vrai qu'être embauché, c'est une question de chance, comme de trouver le bon partenaire, le bon appartement, etc... Mais la chance ça se prépare (Louis Pasteur), par exemple en apprenant l'anglais et en ne faisant pas de fautes d'orthographe quand on écrit dans un blog (hum !). Inutile de pleurer : les larmes, ça n'attire personne et pour trouver une main secourable, regardez au bout de votre bras.

Evelyne Jardin a dit…

Bonjour,
Je vous invite à lire l'éditorial du numéro de juin de Docteurs&Co (téléchargeable). Nous consacrons les trois prochains dossiers (juin, octobre, décembre) à des outils d'aide à la recherche d'un emploi. Ce choix nous est apparu crucial en cette période de crise.
Dr Evelyne Jardin
rédactrice en chef

Lili a dit…

D'après moi ce magazine pourrait avoir un réel rôle dans l'insertion des docteurs s'il était en partie adressé aux entreprises. Par exemple, présenter les avantages de la formation doctorale dans tel ou tel domaine pourrait peut être permettre d'ouvrir les horizons de certaines entreprises. Moi même jeune docteur en recherche d'emploi, je suis sans cesse obligée de me battre contre les idées reçues des gens qui ont (selon eux) un "vrai" travail, qui nous voient comme de doux rêveurs. OK, c'est à moi de prouver que ce n'est pas le cas, et j'y arrive généralement bien, encore faut-il franchir la barrière du CV...
Orienter les jeunes chercheurs en galère vers les trois pauvres entreprises de leur région qui emploient des docteurs, c'est un bon début, mais est-ce vraiment suffisant ? D'après moi cela ne peut pas marcher si ça ne va pas dans les deux sens.