29/07/2010

Propositions sur le doctorat

Je ne peux m'empêcher de sortir de ma période de "vacances" pour vous informer de ce rapport tout chaud sorti du Conseil d'Analyse Stratégique et qui avance des propositions sur le doctorat. La dernière devrait particulièrement réjouir la CJC.
  • Proposition n° 1 : Améliorer l’information des établissements et des étudiants, notamment en associant davantage les acteurs privés à la production de données régulières, par disciplines, sur les besoins de recrutements et sur l’insertion professionnelle des docteurs.
  • Proposition n° 2 : Réaffirmer le rôle central des Pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) dans la coordination et la régulation de l’offre de formation doctorale, notamment en favorisant le transfert au PRES de la compétence de délivrance des diplômes et des moyens de financement des contrats doctoraux.
  • Proposition n° 3 : Associer davantage les grandes écoles aux formations doctorales, pour permettre à davantage d’ingénieurs de préparer un doctorat.
  • Proposition n° 4 : Améliorer la proportion de thèses financées, notamment par les entreprises : d’une part, en fixant un objectif aux universités dans le cadre de leur contractualisation avec l’État ; d’autre part, en imaginant un dispositif permettant à une entreprise de financer une thèse en contrepartie d’un engagement du doctorant à demeurer quelques années dans l’entreprise après son embauche.
  • Proposition n°5 : Reconnaître le doctorat dans les conventions collectives, notamment les grilles salariales.

Source: CAS, note de veille n°189, juillet 2010 (PDF)

Article modifié le 30/7/2010

13 commentaires:

Anonyme a dit…

Vous avez confondu le Conseil d'Analyse Stratégique et le Conseil d'Analyse Économique.

Antonin (coll. PAPERA) a dit…

Petite précision tout de même : la CJC ne demande pas de reconnaître le doctorat dans les conventions collectives. Le commentaire systématique des représentants de la CJC avec qui nous avons échangé sur ce point : "Il ne sert à rien de demander cela car actuellement pratiquement plus de conventions collectives sont établies". Le collectif PAPERA l'a par contre toujours placé dans ses revendications. Si la CJC cherche à nous discréditer en conférences/débats avec ce slogan et d'un autre côté garde dans ses plaquettes de revendications ce point, je trouve le procédé peu louable. D'ailleurs en lisant le JO, on se rend facilement compte que des conventions collectives sont toujours régulièrement signées.

Cette reconnaissance du doctorat dans les conventions collectives a également été soutenue par la CPU lors son colloque du 2 avril dernier (lire : Compte-rendu de la journée du 2 avril 2010 au Colloque de la CPU : « Doctorat, doctorants et docteurs »)

Anonyme a dit…

Quelques remarques personnelles….

Cet article est 100 % focalisé sur la recherche.

Je ne sais pas quel est le pourcentage moyen des dépenses de recherche dans les entreprises françaises mais, au pif, il doit être de quelques % (4, 5 ?). Bien sûr il y a des exceptions dans certains domaines.

La conclusion que je tire de ce document, c’est que si les docteurs veulent trouver du travail, ils feraient bien de privilégier les opportunités hors « recherche » où il y a un potentiel beaucoup plus vaste.

Il m’est arrivé d’embaucher des docteurs pendant ma carrière (2 en tout versus quelques dizaines d’ingénieurs !), mais ce n’était pas pour leur faire faire de la recherche (il y en a même un qui s’est retrouvé pendant quelques années chef d’un service de montage de machines-outils, et ce n’était pas déchoir selon lui). Pour concurrencer les ingénieurs, il ne faut pas essayer de les virer de la recherche pour faire un peu de cette maigre place aux malheureux docteurs, mais il faut aller sur leur terrain (études-développement, production, gestion de projet, planification, direction et que sais-je encore).

Que les docteurs arrêtent de radoter « Recherche, Recherche, Recherche, … » et regardent ailleurs, bon sang !

Dernier mot : quitte à être monomaniaques, les docteurs devraient se focaliser sur «innovation», notion très différente de « recherche » et où il y a beaucoup plus de boulot à l’horizon.

Anonyme a dit…

Anonyme du commentaire précédent : vous partez de l'idée que c'est à la recherche de s'adapter aux entreprises, en acceptant des postes "hors-recherche".

La note recensée plus haut indique clairement qu'en France, le secteur privé n'effectue pas assez de recherche. Pour rappel, l'objectif européen ERA est de 3% de dépense intérieure de R & D. Nous en sommes loin.

Le problème n'est pas de savoir si accepter un poste de recherche revient à "déchoir" : c'est parfois le cas, parfois pas. Le problème est de faire comprendre aux entreprises que la recherche a des effets positifs à long terme sur la production de biens et de services. L'État sait déjà que la R & D participe extensivement à la croissance.

Personne ne parle de concurrencer les ingénieurs, par ailleurs : la note conseille l'inverse, d'intégrer les ingénieurs dans la recherche en leur faisant effectuer des doctorats, ce qui se passe de plus en plus dans les écoles d'ingénieurs.

Pour vous paraphraser, que les entreprises arrêtent de radoter "Innovation, marketing, bla bla bla" et regardent du côté de la recherche scientifique, bon sang ! Si l'intérêt d'investir dans la recherche vous échappe, ne vous inquiétez pas, vous êtes dans le "mainstream" des entreprises françaises.

Essayez de réfléchir un peu à vos préjugés sur ce dont les entreprises ont réellement besoin à moyen et long terme.

Anonyme a dit…

Antonin : à peu près tout est faux dans votre commentaire, jusqu'au terme de "collectif", qui est clairement usurpé dans votre cas. Renseignez-vous avant d'apporter des "précisions" de ce style.

Anonyme a dit…

Vous posez-vous les bonnes questions? Si par exemple vous vous demandiez : "pourquoi un tel rapport sort maintenant?" Vous donnez votre langue au chat? Je vous donne une piste: regardez qui dirige le CAS et avec qui il est en relation...

Antonin a dit…

@anonyme : D'autres membres du collectif et moi-même été suffisamment agacés par les propos de représentants de la CJC au sujet des conventions coll. pour l'être à nouveau en lisant ce commentaire. A moins d'avoir été à nos côtés lors de ces échanges je ne vois pas comment vous pouvez dire que cela est faux. Je vous retourne la pareil pour la recherche de "renseignements".

Anonyme a dit…

Antonin : ne renversez pas la charge de l'accusation. Vous débitez n'importe quoi en espérant passer pour crédible par une attache revendiquée à un "collectif" qui tient dans une Smart, c'est à vous de prouver ce que vous dites, et pas aux autres de prouver que vous avez tort.

En attendant, je maintiens, tout est faux dans vos interprétations, jusqu'à l'orthographe de votre dernier commentaire. Je ne remets naturellement pas en cause votre agacement, dont vous pouvez nous épargner la démonstration publique. Pour le reste, vous n'avez pas la moindre idée de ce dont vous parlez.

Pour vous sentir un peu moins tourmenté, vous pouvez aller lire les revendications de la CJC, qui prédatent toutes votre "collectif" d'une dizaine d'années environ. Vous verrez, lire n'est pas si difficile. Vous pouvez même leur écrire, ce sont des gens plutôt accessibles dans mon expérience.

Antonin a dit…

@anonyme (difficile de s'en sortir avec tous ces anonymes...) : lisez bien mes commentaires ci-dessus, ce n'est pas si difficiles (même si un mot a sauté, dsl). Vous comprendrez peut-être pourquoi m'envoyer LIRE les revendications de la CJC ne corrigerait pas mon propos. A vous lire, vous ne les connaissez pas si bien que cela. J'ai eu souvent l'occasion de discuter avec eux lors de réunions, d'interventions dans des débats avec eux, des échanges mail, ... (ils tiennent dans une C2). Alors cessez vos bavardages. Vous connaissez encore moins PAPERA pour vous permettre de juger.

Evelyne Jardin a dit…

Hum, hum, nous dérivons quelque peu du sujet de départ, me semble-t-il.
De plus, est-il bien nécessaire de rendre public ces débats?
Je constate que les docteurs jouissent d'un engouement jamais rencontré jusqu'alors. Les Echos ont même sorti un "Télégramme" hier dans leurs pages intérieures. Ne faut-il pas s'en réjouir??
Bien à vous,
Evelyne Jardin

Anonyme a dit…

Daniel (ex anonyme n°2), réponse à "Anonyme a dit...
Anonyme du commentaire précédent"
Votre réponse est surprenante à bien des égards.
Je parle des docteurs et des emplois qu'il serait utile qu'ils regardent.
Vous répondez :
"...c'est à la recherche de s'adapter aux entreprises, en acceptant des postes "hors-recherche"."
Pour vous "docteur" est donc synonyme de "recherche". Voilà bien l'idée reçue que je dénonçais.
Vous me prêtez des propos et des préjugés qui ne figurent pas dans mon texte. Où ai-je dit qu'il n'était pas souhaitable d'augmenter l'effort de recherche ?
Comme vous, je pense qu'il est souhaitable d'augmenter le nombre d'ingénieurs qui se lancent dans un doctorat, mais je doute que cela aide les docteurs qui ne sont pas ingénieurs à trouver du boulot.
Bref, vous n'avez pas compris grand-chose à ce que j'ai écrit.
Daniel, qui a occupé pendant des années des postes de directeur de la R&D.

Evelyne Jardin a dit…

Bonjour,
Je vous signale cette analyse de Pierre Dubois http://blog.educpros.fr/pierredubois/2010/08/16/insertion-des-docteurs-suite/
EJ.

Evelyne Jardin a dit…

http://www.boivigny.com/Les-docteurs-francais-a-la-peine-sur-le-marche-du-travail_a721.html
Réaction au rapport du CAS par l'observatoire Boivigny